
Le site de Jump London est quasiment fini et est en ligne. Comme prévu, ca ne se ressemble pas du tout à ce qui était prévu. That’s the way things are. Reste un peu de contenu à fournir, quelques petits détails et surtout une chose : internet explorer. C’est le seul navigateur où ça ne va pas, mozilla, camino, safari.. tout passe. Et je cherche, je cherche, mais pas moyen de voir où ça plante, et c’est pas du tout pratique lorsqu’on est sous mac.
Donc deux questions, fidèles lecteurs !
1. Qui saurait où je dois regarder pour résoudre ce problème ?
2. Sinon, y a-t-il un moyen simple de simuler internet explorer sous mac?
A part ça, j’étais tombée pendant mes heures d’errance sur le web (où je dépasse facile les 35 heures) sur ce site qui fera sourire pas mal de graphistes je pense. Il s’agit des 8 moyens de rendre fou un graphiste!
Petite traduction home-made (edit : bon du coup j’ai tout fait) :
1. Microsoft office.
Envoyer un visuel sous format Word, ou mieux Powerpoint, en n’oubliant pas de régler la résolution à 72 dpi. Le faire deux fois trop petit pour qu’ils soient obligés de vous rappeler. Et pour les envois par e-mail, zapper la pièce jointe de temps en temps.
2. Typos.
Si le graphiste choisit une Helvetica, demandez une Arial. S’il choisit une Arial, demandez la fameuse et merveilleuse Comic Sans! S’il choisit la Comic Sans de lui-même, il est déjà à moitié dingue, vous avez fait la moitié du travail!
3. Toujours plus.
Prenons le cas où vous voulez une newsletter. Les graphistes essaieront toujours de laisser du blanc partout. Soit-disant pour rendre le document plus clair, plus pro et plus facile à lire. Mais ne les croyez pas! Ils disent ça pour faire plus de pages, pour que ça vous coûte plus cher! Pourquoi? Mais parce que les graphistes vous haient! Ils mangent aussi des enfants.
Insistez pour avoir de toutes petites marges et un tout petit petit texte. Avec bien sûr différentes typos (combo bonus possible avec la Comic Sans, l’Arial ou la Sand). Demandez des cliparts. Et des images (si vous ne savez pas comment les envoyer, revenez au n°1). Ils essaieront de vous faire changer d’avis mais ne vous inquiétez pas, le client a toujours raison.
4. Logos.
Si vous devez envoyer un logo, par exemple pour un sponsoring, soyez certain d’avoir une basse résolution en .gif ou .jpeg. Là encore, bonus si c’est inséré dans un Word. Vous pourriez penser que cela suffit, mais si vous voulez vraiment réussir à attaquer la santé mentale de votre graphiste, faites de votre mieux pour envoyer ce logo sur un fond vraiment compliqué et indétourable. Des arrières-plans noirs ou blancs sont à proscire. Une fois que le graphiste a fini de bosser ce logo bitmap, dites-lui que vous le voulez en plus grand.
Si vous avez besoin d’une création de logo, faites vos propres croquis sur un bout de serviette. Ou mieux! Demandez à votre fils de 9 ans de le faire! Vous ne devez pas y passer plus de 5 minutes. Parce que vous ne voulez pas que ça soit clair et facile à comprendre! Non! Moins le graphiste comprend ce que vous voulez, plus vous pourrez lui faire faire de modifs après. Ne jamais accepter le premier logo. Le neuvième non plus, faites-lui changer les couleurs, la typo et le design. Demandez-lui d’ajouter une image dans le logo. Du biseu. Des dégradés. La Comic Sans. Et quand il en sera à sa 10ème proposition, dites-lui que la deuxième est vraiment la meilleure. Je sais, c’est salaud mais n’oubliez pas : les graphistes sont la cause des cancers du sein chez les jeunes femmes.
5. Choisissez vos mots.
Qaund vous décrivez votre demande, assurez-vous d’utiliser des termes qui ne veulent rien dire. Genre : “Un peu plus jazzy” ou “Pouvez-vous le faire plus webbish?”. Autres options : “Je voudrais que ça soit joli” ou ” Je préfère les belles illustrations, tu sais, quand tu les regardes tu te dis : ce sont de belles illustrations”. Ne vous sentez pas mal de faire ça, vous avez le droit. Enf ait, c’est votre devoir car nous savons tous que les soirs de pleine lune, les graphistes se transforment en loup-garou.
6. Les couleurs. La meilleure façon de choisir des couleurs (parce que vous ne voulez quand même pas que le graphiste les choisisse) est de marquer des couleurs sur des bouts de papier et de les mélanger dans un chapeau. Le graphiste suggérera de s’en tenir à 2-3 couleurs maxi, mais non! Choisissez-en autant que vous voulez, et faites bien le coup du chapeau en face de lui. Pendant que vous ferez àa, chantonnez une chanson pourrie.
7. Deadlines.
Quand c’est à vous de valider la maquette, prenez votre temps. Il n’y a pas le feu au lac. Prenez deux jours. Six jours. Juste assez pour que lorsque la deadline est proche, vous ayez plus de corrections qu’il n’a de temps pour le faire. Après tout, les graphistes sont responsables des attentats du 11 novembre.
8. Finissez-le.
Lorsque vous aurez déjà fait ça, c’est bien humain (quoique que certains débattraient sur le fait quils soient humains ou non) qu’il se sente mal. Comme il réalise qu’il ne peut pas satisfaire votre demande, le graphiste préférera abandonner tout espoir de s’imposer et il fera alors tout ce que vous lui direz, sans poser de questions. Vous le vulez en violet? Ok pour violet. Six typos différentes? Pas de problème!
A ce moment, vous penserez avoir atteint votre but. Mais ne perdez pas de vue votre objectif : il faut qu’il change de métier. Donc tenez vous prêts pour la dernière attaque. Pendant la validation finale, dites-lui que vous êtes déçu de son manque d’initiative. Après tout, c’est lui le graphiste, l’artiste ! Et ce devrait être lui qui s’y connait, pas vous! Que vous espériez plus de conseils sur le design de sa part.
Dites-lui que vous en avez marre de son manque de créativité et que vous auriez meilleur temps de faire vos mises en pages sur Publisher plutôt que de le payer. Vous pouvez alors partir. Vous devriez rapidement croiser pas mal de graphistes coincés dans des costumes!